


Bloc notes
Le groupement pour la promotion et l’expansion du Nyonsais (GPEN) a été créé à la fin des années 70, par des acteurs de la vie économique, culturelle et administrative du Nyonsais et des Baronnies (le GPEN étant devenu le GPENB pour élargir son champ d'action aux Baronnies) afin d'ouvrir des nouvelles perspectives de développement économique et de rayonnement touristique et culturel.
Plusieurs manifestations et projets ont vu le jour dans les années 70 et 80, notamment sur la commune de Nyons :
- le rapprochement de la ville de Nyons avec Nyon en Suisse,
- l’animation de la ville avec une fête médiévale « Noïomagus » durant quatre ans,
- le premier forum des associations avec un débat et le concours de La Tribune,
- la venue à Nyons du Jeu de 20 heures,
- le projet d’aires de camping cars et de circuits dans les Baronnies, …
Après quelques années de sommeil dans les années 90, l'association a été relancée à l’automne 1998, sous l’impulsion de Michel Rodari, afin de permettre aux acteurs socio-économiques d'être force de proposition ; plusieurs idées d’action ont été énoncées :
Création d’un parc régional,
Problèmes liés aux communications de toutes natures,
Tracé
de l’autoroute A51 par
Problèmes de l’eau, de l’épuration, des déchets,
Développement de l’agriculture,
Développement du tourisme etc...
L’idée
qu’un parc naturel
régional pourrait être le catalyseur de ces diverses préoccupations
s’est dégagée des discussions.
Il a été décidé d’examiner l’intérêt que cette structure pouvait
présenter pour le Nyonsais et les
Baronnies et quelles pouvaient en être les limites sur le terrain afin
de
dégager une homogénéité nécessaire à la rédaction d’une charte de
qualité ;
des intervenants extérieurs, ayant une expérience du fonctionnement des
parcs naturels
régionaux ont apporté leur témoignage. Quatre thèmes ont alors été
définis pour
travailler en commissions : Histoire et culture, Patrimoine naturel,
Industrie,
commerce et tourisme, Agriculture, en faisant le point sur le passé, le
constat
de l’existant et les possibilités pour l’avenir.
Le 8 juillet 1999 une délégation drômoise composée du député Michel
Grégoire, du sénateur Jean
Besson, du conseiller régional Gérard Bertrand, du maire de Nyons,
vice-président du conseil général Michel Faure, et de trois membres du
bureau
du GPENB, Michel Rodari, Brigitte Rocheville et Ernest Laîné a
rencontré à
Charbonnières le vice-président du Conseil Régional de Rhône-Alpes,
Jean-Louis
Fleuret, pour lui faire-part de l’avancée de leurs réflexions sur la
création d’un
PNR sur le massif des Baronnies. Celui-ci a exposé sa position à la
délégation :
la région Rhône-Alpes a déjà pris
position favorablement sur cette création et
elle attend une demande claire des élus intéressés et l’accord de la
Le 15 mars 2002, le conseil régional PACA, sur
rapport de Jean-Jacques Ferrero, vice-président chargé des parcs, a
voté à
l’unanimité le financement de l’étude préalable du PNR des Baronnies,
avec un périmètre étendu au Ventoux et à la montagne de Lure. Une
délégation du
GPENB avait été invitée à assister à cette séance.
La commission exécutive de la région Rhône-Alpes votait une
délibération dans les mêmes termes que PACA, l’étude
préalable allait pouvoir démarrer après le choix d’un bureau d’études.
Après la renonciation de la montagne de Lure à faire partie d’un PNR et
la décision par la région PACA de dissocier
Ventoux et Baronnies, les deux régions ont repris une délibération dans
les mêmes termes
pour financer l’étude de faisabilité et d’opportunité d’un PNR dans les
Baronnies.
Durant ces péripéties, le GPENB organisait des rencontres, de
nombreuses réunions, voyages
d’études et manifestations :
1999 : une visite dans le PNR du Luberon.
2000 : La réception de M. Laynaud, un des
initiateurs
du PNR de l’Ardèche, qui a exposé la méthode de création suivie.
L’organisation d’une journée festive
destinée à
populariser l’idée d’un parc naturel régional des Baronnies a été
retenue : "PRINTEMPS du PARC", en alternant une commune de la
Drôme et une des Hautes-Alpes.
2001 : 1er Printemps du Parc sur
la Montagne
de Raton.
Des réunions d’information et
d’écoute sur le
thème : un PNR dans les Baronnies pourquoi faire ? ont été
initiées
sur les cantons du périmètre des Baronnies historiques.
2008 : voyage d’étude dans le PNR d’Ardêche.
2009 : Randonnées de la source à l'embouchure des principales rivières des Baronnies. Etude des usages de l'eau dans le cadre d'une action des amis des parcs.2010 : Rencontre des amis des parcs du Sud-Est à Saint-Jean de Royans le 9 octobre
Mme
Danièle Pic, maire et présidente du Parc du Vercors a présenté un
compte-rendu du colloque national des parcs : L’évolution législative
en cours présente un risque de confusion PNR/ parc nationaux.
Jean-Louis Barbon,
président du groupement des associations des amis des parcs du sud-est
indique que cette réforme des collectivités
territoriales peut aussi mettre en péril le financement des PNR.
L’ensemble des représentants des parcs présente leurs travaux en cours
où à venir. Ils s’articulent autour du domaine de l’eau qui a été
abordé selon les spécificités de chaque territoire.
Calendrier : prochaine rencontre début avril, en principe dans un
parc PACA, une formation sur la réforme territoriale est prévue en
janvier 2011.
2010 :
26 et 27 novembre 2010:
Participation de Pascale ROCHAS au colloque sur la biodiversité.


Cette Soirée-débat a réuni 15 personnes (exploitants et retraités de l’agriculture, membres d’associations de domaine agricole, membres du GPENB), avec la participation de deux invités : Gwenaëlle PARISET : Chargée de mission « agriculture et forêt au SMBP et Robert DELAGE : Maire de St-Dizier-en-Diois, Membre de l'Association « Terre de Liens.
Cette soirée a permis un débat fructueux et des échanges de vue, sur l'avenir de l'agriculture dans les Baronnies et, en particulier, sur le problème du foncier (cession, indivision, succession, vente etc…)
DES CONSTATS :
Sur les 130 communes comprises dans le périmètre du futur PNR des Baronnies, nous comptons environ 1500 exploitations agricoles en activité dont 600 exploitants de plus de 55 ans.
En conséquence : d'ici 10 ans ces 600 exploitants sont susceptibles de transmettre leur biens.
Suivant les cas, c'est soit :
un enfant qui reprend la ferme ;
une indivision, ou une SCI familiale ;
la vente ou la reprise des terres pour l'installation d'un nouvel exploitant ;
parfois la friche simple,
ou encore pour une résidence secondaire....
Le cas de St Dizier-en-Diois, Drôme (37 habitants, 14 km2) :
Pour permettre l'installation et le maintien de l'activité agricole et la vie au Pays, la Commune a constitué un groupe local pour envisager les différentes solutions :
Achat par la commune : impossible car trop cher pour les finances communales ;
Région, département et Safer: financement non possible ;
Recherche d’un partenaire financier ;
C’est dans cette dernière solution que le groupe local de la commune s’est engagé dans un processus de rachat par l'intermédiaire de :
L’Association « Terre de liens ».
Robert DELAGE, Maire de la Commune de St-Dizier-en-Diois, a présenté :
un premier cas de reprise en 2008 : la Ferme du Col avec l’installation d’un couple avec deux enfants, pour un élevage de brebis et l’installation d’une micro brasserie ; cette reprise par « terre de liens » est avalisé par la SAFER ;
un deuxième cas de reprise en 2010 : le Bial de Rossas avec l’installation d’un couple avec 3 enfants, pour un élevage caprin et transformation fromagère